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Maintenir sa langue en bride…

« Si quelqu’un ne bronche point en paroles, c’est un homme parfait, capable de tenir tout son corps en bride » (Jacques 3.2).

Maintenir sa langue en bride est impératif pour éviter des problèmes

langue-bride-miniL’un des domaines où le fruit de la maîtrise de soi est capital, c’est celui de la maîtrise de la langue. A de nombreuses reprises l’Ecriture insiste sur ce besoin de modérer nos paroles. L’apôtre Jacques l’exprime avec force en ces mots : « Si quelqu’un croit être religieux, sans tenir sa langue en bride, mais en trompant son cœur, la religion de cet homme est vaine » (Jacques 1.26). Voilà pourquoi cet apôtre consacre tout un chapitre à ce besoin de maîtriser la langue (Jacques 3).

Si les textes sont nombreux c’est parce que le besoin de maîtrise de la langue est impératif.

Les tensions, les querelles, les divisions au sein des communautés chrétiennes proviennent, pour la plupart, d’un manque de maîtrise de la langue.
Combien de bavardages se transforment en jugements, en critiques, en calomnies ? Notre langue doit être maîtrisée afin que nous l’utilisions pour bénir, c’est-à-dire pour dire du bien. Lorsque nous parlons de qui que ce soit, ou de quoi que ce soit, utilisons les trois filtres de Socrate.

Un bel exemple

Un jour, une de ses connaissances vint le voir et lui dit :
– « Socrate, sais-tu ce que je viens d’apprendre à propos de Diogène ? »
– « Un instant, » répondit Socrate, « avant de me raconter ça, tu dois passer un petit test. Je l’appelle le test des trois filtres.
Voyons ce que tu as à me dire. Le premier test est celui de la vérité : Es-tu absolument sûr que ce que tu vas me dire est la vérité ? »
– « Non, en fait, j’en ai entendu parler ».
– « Bien » dit Socrate, « tu ne sais donc pas si c’est vrai ou faux. Passons au second filtre, le filtre de la bonté.
Est-ce que ce que tu vas me dire au sujet de Diogène est quelque chose de bon ? »
– « Non ; au contraire ».
– « Ainsi » continua Socrate, « tu t’apprêtes à me dire au sujet de Diogène quelque chose qui pourrait être mauvais alors que tu ne sais même pas si c’est vrai ».
L’homme se sentit un peu embarrassé.
Socrate continua :
– « Tu peux quand même passer le test car il y a un troisième filtre, celui de l’utilité.
Est-ce que ce que tu vas me dire au sujet de Diogène peut m’être utile ? »
– « Utile ? Non, pas vraiment ».
– « Bien » conclut Socrate, « si ce que tu veux me dire n’est ni vrai, ni bon, ni même vraiment utile, pourquoi me le dire ? »
L’homme se trouva honteux et resta sans voix.

Un conseil pour ce jour :

Lorsque vous répétez certains propos sans avoir vérifié s’ils sont vrais, sans avoir la certitude qu’ils vont faire du bien, et sans être convaincu de leur utilité, alors maîtrisez votre langue.


Source : www.lueursdumatin.fr – Auteur : Paul Calzada

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