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Dans la souffrance, avoir recours à Dieu !

« Pour moi, j’aurais recours à Dieu… » (Job 5.8)

Après avoir établi le dramatique constat que l’homme naît pour souffrir, Eliphaz déclare comment il envisage de réagir en ayant recours à Dieu. Arrêtons-nous un instant sur l’importance de cette réaction.

Dans sa grande douleur, Job va jusqu’à maudire le jour de sa naissance et poser cette question à Dieu : « Pourquoi donne- t-il la lumière à celui qui souffre ? » (Job 3.20).
Sa situation en effet, est des plus désespérée. Il a été accusé par Satan devant Dieu, il a perdu tous ses biens et sa famille, il a été frappé d’un ulcère malin « depuis la plante du pied jusqu’au sommet de la tête » (Job 2.7), et sa femme finit par lui dire : « Maudis Dieu, et meurs ! » (Job 2.9).
Pourtant, en tout cela, « il ne pécha point et n’attribua rien d’injuste à Dieu » (Job 1.22). Quel exemple de fidélité à l’égard de son Créateur !

Cependant, rien n’est plus normal que sa plainte et sa question sur le pourquoi de sa souffrance ? Très souvent, la souffrance et la douleur nous semblent être excessives et injustes, pouvant ainsi nous laisser dubitatifs et révoltés vis-à-vis d’un Dieu bon, miséricordieux et compatissant.
Face au désarroi suscité par la perte d’êtres qui nous sont chers, de biens matériels acquis par un labeur assidu, une maladie chronique ou un lourd handicap, il est aisé de justifier une réaction négative allant de la plainte aux gémissements, puis de la révolte au rejet à l’égard de Dieu.
Pourtant, comme dans le cas de Job, Dieu n’est ni indifférent, ni insensible, ni froid et lointain au cœur de nos souffrances quelles qu’elles soient.
Il attend « tout simplement » que l’on ait recours à lui, qu’on lui expose notre cause, et qu’on continue à espérer en lui.

Le prophète Esaïe nous présente Jésus, Dieu Sauveur, comme « Homme de douleur et habitué à la souffrance », rajoutant « Nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas ; cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ». (Ésaïe 53.3/4)

Ayons donc recours à l’œuvre parfaite du salut en Jésus-Christ. Nous y trouverons l’espérance dont nous avons besoin et expérimenterons l’intervention miraculeuse du Dieu de grâce et d’amour dans nos souffrances !

Ma prière en ce jour :

Oh Seigneur, j’ai recours à ta grâce et ton amour, m’appuyant sur l’œuvre rédemptrice de ton sacrifice parfait à la croix. Merci de tendre tes mains secourables pour dissiper mon désarroi face à la souffrance. Cette souffrance voudrait m’accabler et me faire douter de ta compassion, mais je proclame que tu es mon secours. Amen !

Jean-Jacques Trézères

source : lueurs du matin

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